dissabte, 13 de febrer de 2016

Tortilla ou taichi-lla Española


Suite à votre demande voici une petite recette en Français.

Eh oui, je sais que d'habitude mes posts sont en catalan et que vous n'y comprenez rien. Mais c'est ainsi. Mon coeur parle toujours catalan même si une petite partie de moi-même est maintenant bien enraciné (je, je...) en France.

Et pour remémorer cette soirée bien sympathique chez Elisabeth où nous avons fêté le nouvel an Chinois, voici cette recette de la Tortilla Española, Tortilla de patatas (pommes de terre) ou tout simplement Tortilla.

Pelez 5 belles pommes de terre et coupez-les en deux puis en fins morceaux.  Veillez à bien relâcher vos poignées. Prenez deux bels oignons, remontez vos bras parallels au sol puis coupez les oignons en deux puis en fines lamelles.

Chauffez de l'huile d'olive dans une belle poêle puis faites frire les pomes de terre et l'oignon en toute douceur. Salez. En prenant la position du cavalier, montez vos bras. Portez votre respiration au tantien. Restez dans cette position 5 minutes minimum. Relâchez vos épaules, veillez à que vos coudes pointent vers le bas. Lors que les pommes de terre sont bien cuites, sortez-les du feu et, en utilisant une passoire, laissez écouler l'huile.


En prenant appui sur votre jambe arrière, versez 6 oeufs dans un saladier. Main droite en peng, prenez le saladier. Battez les oeufs. En remontant, versez les pommes de terre dans le saladier et mélangez le tout. Salez à nouveau si nécessaire.

Chauffez de l'huile dans la poêle et lorsqu'il est chaud versez-y les oeufs et les pommes de terre. Laissez cuire l'omelette à feu doux jusqu'à ce que la cuisson soit visible sur la partie supérieure.

Jusqu'à là, tout a été simple. Voilà la partie la plus difficile de cette recette, là où nous aimerions avoir une baguette magique. Couvrez la poêle avec une grande assiette. Enracinez-vous, et ops, retournez le tout sans le fair tomber, sans le renverser, sinon c'est partie en cacahuète, comme dit souvent Alba.

Remettez l'omelette dans la poêle pour finir la cuisson.

Vous pouvez la déguster froide avec une belle salade, chaude pour un diner ou tout juste tiède comme je l'aime.

Bon appétit, bon tai chi et bonne année du Singe de Feu!

divendres, 5 de febrer de 2016

Flam entre dubte i dubte


A vegades em sento tant sol! Des de fa un temps estic a la recerca d'un no sé què. Busco resposta a una pregunta no directament formulada. Giro i regiro. Llegeixo tot i més. Crec que m'hi acosto i quan crec estar-ne a la vora em llisca entre els dits com un peix dins l'aigua. Intentar-ho i tornar-ho a intentar. Mai aturar-se. Si em preguntes què busco no t'ho sabré dir. Si em deixes un moment amb mi mateix, es troba aquí sense anar més lluny. Com formular-ho quan no hi ha res a definir. Per què buscar quan no hi ha res a trobar. Buscar-se, retrobar-se. Marxar, tornar. Re-centrar-se. Sentir-se respirar. Sentir el cor bategar. Saber-se present. Escoltar-se més que no parlar-se. No perdre's en dissertacions que no porten enlloc. Seguir el camí que ens allunyi d'aquesta boira perenne. Però perdo el camí a cada recolzada i em pregunto si el camí ha existit mai. Dubtar de nou. Sentir-se perdut. Sentir-se sol enmig de tanta gent, enmig de tot aquest braol. I tornar a començar. Tot recomençar.

I de tant en tant trobar una estona per preparar un flam amb la meva filla i aprofitar d'aquest
moment, únic, preciós, fugisser, efímer.

(Cita de Marie-Édith Laval a "Comme une feuille de thé à Shikoku" de Amandine Roche a "Nomade sur la voie d'Ella Maillart")